Ma démarche
Une pratique du dessin sur le vif
Je dessine sur le vif, toujours. Jamais d'après photo, jamais en atelier : le
carnet se remplit là où je suis — sur un marché, au bord d'une route, face
à une façade à colombages ou dans le froid d'une gare de nuit.
Encre, aquarelle et carnet en leporello
Je travaille à l'encre puis à l'aquarelle, le plus souvent dans un carnet en accordéon (leporello), qui me permet de déplier une rue, une place ou un paysage sur toute sa longueur plutôt que de le découper en pages séparées. Le crayon vient vite, pour fixer une posture ou une lumière avant qu'elle ne change ; l'aquarelle suit, quand le temps le permet.
Ce que je cherche à capturer
Ce que je cherche à capturer, ce n'est pas l'exactitude d'un lieu mais l'instant où il se passe quelque chose : un geste, une phrase surprise, un détail d'architecture qui raconte plus qu'il n'y paraît. L'architecture médiévale m'arrête particulièrement — colombages, façades sculptées, gargouilles — autant que les scènes les plus ordinaires du quotidien : un marché, une vitrine à glace, une salle d'attente.
Chaque carnet devient ainsi une mémoire à la fois personnelle et documentaire : le disque dur de ce que j'ai vu et vécu, page après page.